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L’Unesco adopte une norme pour un développement éthique de l’intelligence artificielle

C’est une première mondiale qui devenait de plus en plus nécessaire. Les 193 États membres de l’Unesco ont adopté une norme sur l’éthique de l’intelligence artificielle, un texte qui énonce des valeurs et des principes communs.

Le développement des technologies d’intelligence artificielle doit obéir à un cadre juridique pour éviter les problèmes d’éthique. Cette norme a été adoptée par les États membres de l’Unesco durant la Conférence générale de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

Quatre recommandations à mettre en place par les États et les entreprises

L’enjeu est essentiel. L’intelligence artificielle donne de très bons résultats dans de nombreux domaines (dépistage du cancer, création d’environnements inclusifs pour les personnes handicapées, changement climatique, faim dans le monde…). Mais ailleurs, cette technologie pose un défi : l’Unesco liste par exemple la persistance de préjugés sexistes et ethniques, les menaces sur la vie privée, la dignité et la capacité d’agir, sans oublier les dangers de la surveillance de masse.

Jusqu’à présent, il n’existait aucune norme universelle apportant une réponse à ces inquiétudes, d’où le cadre éthique promu par l’Unesco. Celui-ci comprend quatre volets visant à « concrétiser les avantages que l’IA apporte à la société et à réduire les risques qu’elle comporte ». Tout d’abord, la protection des données : les gouvernements et les entreprises doivent aller au-delà de qu’ils font pour garantir une plus grande protection. Cela passe par exemple par un accès aux enregistrements des données personnelles, ainsi que la possibilité de les effacer.

Le deuxième volet interdit l’utilisation de l’IA pour la notation sociale et la surveillance de masse, des technologies « très invasives » qui portent atteinte aux libertés fondamentales et aux droits de l’homme. Le texte jette les bases des outils qui contribueront à la mise en œuvre de l’aide au suivi et à l’évaluation.

Enfin, la dernière recommandation de l’Unesco est de pousser les acteurs de l’IA à privilégier les méthodes économes en données, en énergie et en ressources. L’intelligence artificielle doit être un « outil majeur dans la lutte contre le changement climatique et la résolution de problèmes environnementaux ».

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Source : Unesco

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