Lorsque Samsung a lancé le Galaxy S20 FE, la promesse était un téléphone donnant aux fans de la marque l’essentiel des qualités de son porte-étendard premium à moindre coût. Quelques années et une crise de la RAM plus tard, le Galaxy S26 FE se trouve dans un entre-deux étrange : le prix a augmenté pour égaler celui du S26, mais sa fiche technique se différencie pour apporter des qualités différentes, au prix de quelques compromis.
Reste-t-il compétitif ? A-t-il des arguments à faire valoir par rapport aux autres téléphones du catalogue de Samsung ? Quels sont ses autres concurrents ? Cette lignée est-elle encore pertinente en 2026 ? Autant de questions qui trouveront une réponse dans ce test complet.

Fiche technique du Samsung Galaxy S26 FE
Voici les caractéristiques du Galaxy S26 FE :
| Galaxy S26 FE | |
|---|---|
| Écran | - Ecran de 6,7 pouces - Dynamic Amoled 2X - Ecran plat au format 20:9 - Définition FHD+ (1080 x 2340 pixels) - HDR10+ - 120Hz - 240Hz Touch Sensor - Gorilla Glass Victus 2 - Poinçon au centre |
| Design | - Cadre en aluminium - Dos en verre Gorilla Glass Victus+ - IP68 |
| SoC et GPU | - Exynos 2500 - Gravure 3 nm |
| Mémoire | - 8 Go de RAM - 128 Go ou 256 Go de stockage - Pas port Micro-SD |
| Coloris | - Vert d'eau - Bleu - Graphite |
| Appareil photo | - Capteur principal de 50 MP, Ouverture f/1.8 et Stabilisation Optique - Capteur téléphoto 3x de 8 MP, Ouverture F/2.4 et Stabilisation Optique - Capteur ultra grand-angle de 12 MP, Ouverture F/2.2 - Photo HDR automatique - Night Mode - Zoom optique 3x - Space Zoom 30x (numérique) - Capture vidéo 8K à 30fps - Capture vidéo UltraHD à 60fps - Ralentis jusqu'à 240 fps en 1080p - Maintien de l'horizon - Support du Codec APV - Night Hyperlapse - Capteur frontal de 12 MP, Ouverture f/2.2 - Capture vidéo frontal en UltraHD à 60fps |
| Audio | - Haut-parleur stéréo - Dolby Atmos - pas de prise jack 3,5mm |
| Batterie | - 4900 mAh - Super Fast Charging 45W - Port USB-C - Recharge sans fil 15 W - Chargement inversé |
| Connectivité | - Lecteur d'empreintes ultrasonique sous l'écran - Bluetooth 5.4 - WiFi 6 - 2x nano-SIM - 5G sub-6 |
| Logiciel | - Android 17 - One UI 9 - Samsung DeX |
| Taille et Poids | - 161,6 x 76,9 x 7,4 mm - 193 g |
| Prix | - 128 Go : 799 € - 256 Go : 899 € |
| Date de disponibilité | - Août 2026 |
Sur le papier, les évolutions du Galaxy S26 FE sont discrètes. Par rapport au Galaxy S25 FE, sa principale différence est l’intégration d’un SoC Exynos 2500 au lieu du 2400. Un changement qui lui fait gagner une heure d’autonomie en lecture vidéo selon Samsung à batterie égale. Le reste ne change pas ou peu. On note cependant deux régressions : la première au niveau de son unique port, qui passe de l’USB 3.2 Gen 1 à l’USB 2.0 ; la seconde sur la durée de vie minimale de la batterie qui voit son nombre de cycles quasi divisé par deux (1200 au lieu de 2000).
Sa boîte est très traditionnelle aujourd’hui, avec sa couleur anthracite et une partie du S26 FE schématisée dessus. À l’intérieur, pas de surprise non plus : un câble USB-C vers USB-C et les notices d’utilisation. Pour le bloc secteur ou d’éventuels écouteurs, il vous faudra repasser à la caisse.
Le prix du Galaxy S26 FE est fixé à 799 euros pour la version avec 128 Go de stockage, et 899 euros avec 256 Go. Trois coloris sont disponibles : vert d’eau, bleu et graphite.
Design, écran et audio
Samsung a compris la leçon ! Après avoir été critiqué pour le manque de changements esthétiques entre le S24 FE et le S25 FE, la marque a décidé de révolutionner le design de son smartphone à destination des fans. Notez que le terme « révolutionner » est ironique ici, la principale différence étant que les trois objectifs photos sont désormais réunis sur un mini plateau vertical. Autant dire qu’un œil non averti ne verra peut-être même pas la différence. Cela devrait néanmoins faciliter le nettoyage de la poussière qui peut avoir tendance à s’accumuler autour des objectifs.

On ne va pas renier le dicton anglophone : si ce n’est pas cassé, ne le répare pas. Et, en l’occurrence, le design du Galaxy S26 FE n’a pas particulièrement besoin d’être amélioré. Sa prise en main est excellente avec ses tranches plates, les boutons sont accessibles, il est protégé des chocs et des rayures par du verre Gorilla Glass Victus+ et son indice IP68 rassure quant aux infiltrations d’eau et de poussière. Cerise sur le gâteau : ce design contient deux fois plus de matériaux recyclés que son prédécesseur (18,34 % contre 9,8 %). On note bien quelques traces de doigts sur la vitre arrière, mais assez peu visibles lorsqu’elle n’est pas directement éclairée.
En façade, l’écran est entouré d’une bordure assez fine et quasi uniforme (elle est légèrement plus épaisse en bas, de l’ordre du millimètre). La dalle quant à elle mesure 6,7 pouces et affiche 1080 x 2340 pixels avec un taux de rafraichissement montant jusqu’à 120 Hz. Suivant le contenu, il se règle toutefois automatiquement (et rapidement) sur 30 ou 60 Hz afin d’économiser de l’énergie. Enfin, côté luminosité, il reste en dessous de ce que propose le Galaxy S26 et il souffre de reflets très prononcés. Toujours est-il qu’à moins de vouloir lire du contenu sombre directement exposé en plein soleil, vous ne devriez pas en souffrir outre mesure. Il est en outre compatible HDR10+, mais pas Dolby Vision.

Notons que les dimensions du téléphone augmentent légèrement par rapport à son prédécesseur, de même que son poids qui passe de 190 à 193 g. Il reste néanmoins très léger au vu de sa diagonale d’écran.
Terminons ce tour du propriétaire par la partie audio, assurée par deux haut-parleurs. L’un sur la tranche inférieure, le second au-dessus de l’écran et servant également pour les appels. On peut discerner un léger écart de puissance entre les deux, sans que cela soit gênant à l’écoute. Globalement, la qualité est au rendez-vous pour un dispositif de cette taille, avec toutefois un aplatissement général des fréquences à haut volume. Vous pouvez néanmoins rattraper un peu cela dans les options en ajustant l’égaliseur. Il est par ailleurs possible d’y activer le Dolby Atmos, la normalisation du volume, ou encore « Adapt Sound » qui règle automatiquement les fréquences en fonction de votre âge lorsque vous portez des écouteurs ou un casque.
Android 17, Performances et Autonomie
Le Samsung Galaxy S26 FE est nativement équipé d’Android 17 alors que la mise à jour commence tout juste à être déployée sur le reste de la lignée S26. Cette version est couplée à One UI 9.0, une interface généralement appréciée pour sa fluidité, son esthétisme, mais aussi ses nombreuses options de personnalisation. On apprécie tout particulièrement de pouvoir agrandir les dossiers sur l’écran d’accueil. Ce n’est pas le seul à le proposer, mais c’est un point qui fait toujours plaisir pour rendre plus accessibles certaines applications sans trop cacher son fond d’écran.
Au premier démarrage, Samsung nous propose une sélection d’applications à installer, mais même en les décochant toutes, il reste des indésirables au premier démarrage. Parmi elles, toute la galaxie (vous l’avez ?) d’applications Samsung, dont une boutique, une application dédiée aux wearables de la marque même si vous n’en possédez pas ou encore une autre pour la domotique. Certaines apps tierces sont également de la partie, dont Facebook, Instagram, TikTok, Spotify, Netflix et Perplexity. On apprécie au moins le fait qu’il s’agisse d’applications populaires. Notez toutefois que certaines applications Samsung requièrent un compte dédié. C’est notamment dérangeant pour celles en rapport avec le système, comme pour la sélection des thèmes ou Now Brief.

L’une des plus grandes forces des smartphones de la marque, c’est assurément leur politique de mises à jour. Samsung promet sept versions d’Android et des mises à jour de sécurité jusqu’en 2033. Puisque lancé sous Android 17, il peut donc potentiellement être supporté un an de plus que le S26 originel.
Pour assurer cette bonne fluidité, le S26 FE repose sur un SoC Exynos 2500, comme le Z Flip7, couplé à 8 Go de RAM. À titre de comparaison, le Galaxy S26 est propulsé par son successeur, l’Exynos 2600, ainsi que 12 Go de RAM. Rappelons que les deux téléphones sont proposés au même prix à l’heure de la rédaction de ces lignes. Toujours est-il que Samsung a très bien optimisé son système, permettant au S26 FE de développer une puissance généreuse. Non seulement l’utilisation quotidienne ne rame jamais, mais même les jeux gourmands tournent correctement. Avec tous les paramètres poussés au maximum, Fortnite oscille par exemple entre 55 et 60 FPS. Autant dire qu’il devrait assurer pendant quelques années.
Nuançons ces éloges, puisqu’il existe tout de même un point négatif. Le lecteur d’empreintes, situé sous l’écran, est très lent à reconnaître nos doigts. Samsung nous a habitué à de lourdes animations réglables dans les options de développeurs, mais là il s’agit bien du capteur.

Du côté de l’autonomie, Samsung intègre la même batterie de 4900 mAh que précédemment, ce qui correspond à la capacité du S26+, de mêmes dimensions. Si vous suivez un peu les avancées technologiques, vous regretterez certainement l’absence de la technologie silicium-carbone permettant d’améliorer significativement la densité de l’accumulateur, mais il aurait été étonnant que le Fan Edition en profite avant la figure de proue de la marque. Son autonomie n’a donc rien de particulièrement remarquable. Comme d’habitude, il faudra compter sur une journée et demie d’autonomie, avec un pic à deux jours grand maximum avec un usage frugal.
Si vous tombez à 0 %, il vous faudra environ 1h15 pour une recharge complète avec le bon chargeur 45 W (vendu séparément). Notez que le S26 FE est aussi compatible avec la charge sans fil Qi2 jusqu’à 15 W et la charge inversée. On est bien en dessous de ce que proposent les marques chinoises comme Oppo ou Xiaomi, mais au-dessus de l’indécent 25 W du Galaxy S26.
Photo et vidéo
Côté photo, le Galaxy S26 FE ne fait pas évoluer la formule de son prédécesseur. Il est équipé de trois appareils à l’arrière : un grand-angle avec un capteur de 50 Mpx, un ultra grand-angle de 12 Mpx et un téléobjectif x3 de 8 Mpx.

Les photos prises avec le capteur principal sont typiques de ce que produit Samsung, à savoir une grande qualité, avec une large plage dynamique, de beaux contrastes qui mettent les scènes en valeur, mais une tendance plus ou moins prononcée à exagérer la colorimétrie, notamment sur le bleu du ciel et le vert de la végétation. En pleine journée, les clichés sont donc réussis et le mode portrait ajoute à cela un bokeh naturel du plus bel effet. En soirée et plus généralement en faible luminosité, les peaux se lissent, les cibles mouvantes se floutent et du bruit apparaît, mais la balance des blancs reste maîtrisée et l’ensemble agréable à l’œil.
Étonnamment, puisque c’est le moins bien défini, le téléobjectif est également de qualité. Il dispose en prime d’une bonne stabilisation permettant de pousser le zoom numérique jusqu’à x20 avec un résultat satisfaisant en pleine journée. Il peut même monter jusqu’à x30, mais avec moins de réussite. De nuit en revanche, c’est un peu plus compliqué ; les lumières perdent leur précision, le contraste s’évapore et il ne vaut mieux pas trop examiner les détails de l’image.
L’ultra grand-angle pour sa part manque franchement de piqué aussi bien de près que de loin et rend des photos plutôt sombres, au point d’en perdre de l’information dans les zones obscures. Enfin, l’appareil selfie de 12 Mpx remplit très bien son office en pleine journée, mais la netteté s’effondre lorsque la lumière vient à manquer.
Jugez vous-mêmes :
En vidéo, on trouve de la 8K à 30 IPS, de la 4K à 60 IPS et bien sûr de la HD et du Full HD. En pleine journée, on profite de l’excellente stabilisation et du bon capteur principal qui continue de satisfaire à défaut d’impressionner. De nuit, c’est plus compliqué, mais c’est le cas aussi sur des téléphones au double de son prix.


































