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Test Call of Duty Modern Warfare 4 : un vrai k-drama ?

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Les fans de Call of Duty peuvent se réjouir, leur période de sevrage est terminée ! Call of Duty Modern Warfare 4 revient jouer à la guerre, trois ans après le dernier opus de MW et un an après le très décrié Black Ops 7. Et au final, ça vaut quoi ?

Avant d’entamer le coeur du sujet, il y a besoin de décharger un bon coup : le hub de Call of Duty, devenu presque indispensable avec la montée de Warzone, s’est transformé en hydre dévoreuse de gigaoctets. Si vous voulez profiter de l’expérience complète de Call of Duty Modern Warfare 4, en prenant en compte le lanceur, le jeu va occuper quasiment 300 Go sur le disque dur de la PlayStation 5 (console qui a servi au test). Je commence sérieusement à croire que la vraie stratégie derrière tout ça est de vous empêcher de jouer à d’autres jeux à terme. Activision mène sa propre guerre et chacun ses armes.

Une campagne qui vaut enfin qu’on s’y intéresse

Cette aparté terminée, revenons au contenu du dit jeu. Je sais bien que le cœur de CoD reste son multijoueur, mais puisque nous avions déjà parlé de l’expérience lors de notre preview sur le sujet, il convient de faire les choses dans l’ordre et de s’attaquer en premier lieu au mode campagne. Surtout lorsque l’on sait que c’était l’un des sujets de crispation des fans l’année dernière avec Black Ops 7. Ici, le champ de bataille se déplace principalement dans la péninsule coréenne quand le Nord envahit le Sud. Un conflit dans lequel est mêlé l’un des protagonistes les plus emblématiques de la franchise : John Price. À ce titre, et sans rien vous révéler de la suite de l’intrigue, ce MW4 peut être vu comme la conclusion du récit commencé avec le reboot de 2019 et personne ne sera étonné si cela met également fin à la saga “Modern Warfare” (on sait qu’Activision bosse sur une nouvelle propriété intellectuelle pour son CoD).

Test Call of Duty Modern Warfare 4 : un vrai k-drama ?
© Activision

Bon, je ne dirai pas que c’est la meilleure campagne à laquelle j’ai participé. La concurrence ayant fait largement mieux il y a un an, question mise en scène hollywoodienne. Mais oui, ce Modern Warfare 4 a tenté de faire les choses consciencieusement, surtout en matière de rythme et d’implication. L’action ne s’arrête jamais et ceci, peu importe qui on incarne ou dans quel pays (la course-poursuite en France est l’une des meilleures missions). Pour le fan, retrouver de nombreux personnages que l’on a côtoyés durant toutes ces années reste un petit plaisir, malgré quelques absents, et Mads Mikkelsen déborde toujours autant de charisme, même en motion capture.

Il est facile de dire que la campagne est l’une des réussites de ce nouveau CoD, mais ça en dit plus sur les failles des anciennes (même hors MW) que sur les réussites de celle-ci. Il faut une dizaine d’heures pour boucler la campagne d’une quinzaine de missions, plus si vous décidez de vous perdre dans le simili-monde ouvert que propose une mission pour vous faire perdre un peu de temps artificiellement (il y a des alternatives pour ne pas s’y arrêter) et vous entraîner au DMZ.

Un DMZ perfectible, mais plaisant à jouer

Transition parfaite pour parler du retour de ce mode qui était apparu avec Modern Warfare 2 et disparu avec lui, jusqu’à ce que l’équipe d’Infinity Ward décide de le ressusciter pour ce nouvel opus : le DMZ. Un extraction shooter dans lequel vous pouvez vous déployer seul ou en escouade de trois pour accomplir des missions, récupérer des composants, et rentrer à la base. En comparaison avec son prédécesseur, qui était resté en bêta, je dois bien admettre que ce DMZ a de solides arguments pour lui. Déjà, l’IA ennemie a été améliorée pour ne plus être de simples plots. Bon, selon votre équipement, ils ne seront pas non plus un énorme problème, mais les forces adverses sont omniprésentes à Hajin (seule carte proposée).

Test Call of Duty Modern Warfare 4 : un vrai k-drama ?
© Activision

La carte propose des missions et des environnements plus diversifiés, plus vivants, on peut choisir nos objectifs, et j’admets que c’est peut-être l’expérience qui m’a le plus convaincu puisque j’ai apprécié cette liberté offerte pendant les dix premières minutes. Oui, parce qu’après on tombe rapidement sur d’autres groupes de “vrais joueurs” et que dans toutes les parties que j’ai faites, aucune n’a jamais accepté la trève proposée, voire a préféré nous chasser. Et quand tu débarques sur la zone avec ta bravoure et ton couteau, justement pour venir te stuffer, et que des joueurs armés jusqu’aux dents décident d’un autre plan, tu es rapidement de retour au camp de base avec… rien. DMZ, cet univers impitoyable.

Un multi toujours aussi nerveux

En parlant d’univers impitoyable (la puissance de la transition encore une fois), est-ce que j’ai parlé du multijoueur ? Oui, je sais bien que ce n’est pas le mode le plus apprécié de Call of Duty et que personne n’y joue, mais il faut bien en toucher deux mots. On a donc droit à onze modes de jeu, dont les classiques Match à mort par équipe, Domination et leurs copains. Au programme, on compte quatre modes réellement inédits : Inflation (on récupère de l’argent sur les cadavres adverses, qui a le plus d’argent à la fin gagne), Interception (une sorte de capture de drapeau), Collatéral (Recherche & Destruction sans regen de santé et avec achat d’équipement entre chaque match) et le pire mode du monde, Ligne de Front (un match à mort par équipe où on réapparaît toujours au même endroit, vive le spawn kill !)

Test Call of Duty Modern Warfare 4 : un vrai k-drama ?
© Activision

Le tout, autour de 17 cartes, dont la revisite de certains classiques. Pour le coup, j’ai particulièrement apprécié les maps qui ont chacune leur level design tout en permettant à chacun de laisser son shoot s’exprimer sans frustration. Évidemment, comme dans tout CoD qui se respecte, vous pouvez créer vos classes comme vous le souhaitez et oui, il y a déjà des métas.

De ce côté, mon chouchou reste le Secteur létal (un 10v10 ou un 3v3), le fameux Kill Block vendu par Infinity Ward que j’avais déjà eu l’occasion de tester et qui reste très fun à jouer avec son environnement et ses armes changeantes à chaque partie (plus de 500 blocs promis par le studio). Surtout que c’est extrêmement rapide puisqu’on a l’absence de réapparition.

Faut-il juger sur le physique ?

Du reste, la recette Call of Duty n’a pas changé d’un pouce, Modern Warfare 4 ou non, et on retrouve l’efficacité de la licence avec un gameplay très fluide et rapide. Je reste assez impressionné par la physique des armes en mains puisque tirer au sniper n’a rien à voir en termes de sensation qu’une mitraillette. On sent qu’Infinity Ward a tenu à respecter les acquis de la licence tout en améliorant l’expérience de jeu. Certes, pas de grands changements, mais des améliorations ici et là pour ne pas perdre la communauté de joueurs tout en justifiant l’achat de cet opus.

Test Call of Duty Modern Warfare 4 : un vrai k-drama ?
© Activision

Un gros défaut néanmoins : les graphismes sur PlayStation 5 (les joueurs PC auront moins à redire). Surtout dans le mode campagne. Alors non, Call of Duty : Modern Warfare 4 n’est pas moche, loin de là, mais on ne ressent aucun véritable bouleversement graphique entre deux opus, voire on a l’impression d’être bloqué 3-4 ans en arrière avec des visages encore extrêmement figés, comme si on pensait encore à porter le titre sur les consoles d’anciennes générations. Bref, un opus qui n’entend pas bousculer la franchise, ni Call of, ni Modern Warfare, juste faire les choses proprement avec des objectifs clairs : une campagne améliorée, un multijoueur renforcé et un DMZ enfin agréable à jouer. Si cela devait être le dernier épisode MW, ce quatrième volet ne sortirait pas par la petite porte.

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