C’est un monstre de la télévision des années 2010 qui s’apprête à tirer sa révérence. En avril, MGM et Hulu font leurs adieux à Gilead, June, Serena Joy et toutes les victimes et tous les bourreaux de son univers dystopique. L’adaptation des romans de Margaret Atwood avait investi nos écrans en 2017, sous la bannière OCS dans nos vertes contrées. Comme de l’autre côté de l’atlantique, la série n’a eu aucun mal à se forger une solide communauté d’adeptes, à une époque où la dystopie restait plutôt l’apanage des adolescents et adolescentes.
Politique, féministe et surtout fataliste, la création de Bruce Miller a été un volet important de l’histoire du petit écran. Mais après plus d’une cinquantaine d’épisodes, bientôt une soixante-dizaine, il était de tourner la page pour se consacrer… à un autre ouvrage de l’autrice canadienne situé dans le même univers. Avant de découvrir ce que l’avenir réservera à June Osborn, pour cette sixième saison, retour sur les éléments dont il faut absolument se rappeler.
La situation à Gilead
Les choses ont bien évolué à Gilead depuis la saison 1. Le régime totalitaire, patriarcal et théocratique commence à être reconnu comme un gouvernement légitime sur la scène internationale. Les relations avec l’extérieur sont plus apaisées, alors que le Canada continue d’être en première ligne. Les femmes et enfants qui s’échappent du pays y trouvent toujours refuge mais l’accueil est moins chaleureux qu’auparavant.
La population s’écharpe, entre ceux qui souhaitent soutenir les réfugiés et ceux qui souhaitent coopérer avec Gilead. Lawrence, plus ambigu que jamais, essaie de créer une ville où les réfugiés pourraient vivre sous des lois moins strictes. Dans ses frontières, Gilead fait face à une situation plus compliquée. La colère gronde et le gouvernement tente de réprimer tout acte de rébellion. Les commandants sont de plus en plus intransigeants et la vie n’est pas un long fleuve tranquille.
June est plus vengeresse que jamais
De Servante à réfugiée de guerre, en passant par rebelle, June Osborn a parcouru beaucoup de chemin depuis sa première affectation chez les Waterford. D’abord présentée comme une personnalité forte capable de manipuler son entourage en toute discrétion, elle est devenue une figure importante de la révolte. Le vol des anges dans la saison 3 lui a permis de devenir un symbole d’espoir pour celles qui sont encore prisonnières de Gilead. Mais cette mission sauvetage l’a aussi mise dans le viseur des supporters de Serena Joy, de plus en plus nombreux au Canada.

Le discours de Fred devant la Cour Internationale a eu son petit effet, le Commandant a convaincu des adeptes en évoquant la hausse de la natalité à Gilead et le retour à des mœurs plus traditionnelles. June est d’ailleurs victime d’une tentative d’assassinat, peu de temps après avoir assisté à l’échec de mission de sauvetage d’Hannah. Il n’en fallait pas plus pour que le personnage fasse ce que les spectateurs avaient anticipé depuis un certain temps : retourner à Gilead pour la délivrer elle-même. Emily est déjà là-bas.
Serena en fuite
De son côté, Serena Joy doit composer avec la mort de son mari à la fin de la saison 4. Elle organisera des funérailles pour Fred et profitera de cette occasion pour devenir le visage de Gilead au Canada. Ce coup de communication lui permettra de s’entourer de fidèle dont l’ambassadeur Wheeler et sa femme. Mais elle va rapidement comprendre que ces derniers veulent la contrôler, et surtout utiliser son bébé à naître. Rapidement, elle comprend qu’elle est en train de devenir une Servante. Elle va donner naissance à un fils, Noah, et décidera de prendre la fuite avec lui pour retourner à Gilead. Elle retrouve June dans la scène finale.

Nick entre deux eaux
Si June a retrouvé son époux au Canada, Nick continue d’avoir de l’importance pour l’héroïne. Dans la saison 5, celui qui est désormais Commandant collaborait avec les États-Unis et Mark Tuello pour protéger et aider la mère de sa fille. Il est cependant marié, et plus réticent à prendre des risques maintenant que son épouse attend un enfant. L’idée de quitter le pays lui a traversé l’esprit mais il ne concrétisera pas cette envie, car il reste loyal (autant que faire ce peu) à Gilead. Il apparaît plus seul que jamais, partagé entre ses valeurs et son amour pour June. Il pourrait être un atout pour le gouvernement américain.

Hannah est toujours prisonnière
Dernier point, qui est à l’épicentre de tout : Hannah. L’enfant de June est toujours son moteur, la raison qui motive toutes ses décisions. Après avoir tenté de la retrouver par tous les moyens, June s’est résolue à retourner à Gilead pour lui offrir une chance de s’en sortir. La dernière fois qu’elle a été aperçue, elle était aux côtés de Serena lors des funérailles de Waterford. Pour l’ancienne épouse du Commandant, cette apparition était une manière de confronter June à la dure réalité d’une liberté qui ne vaut pas grand-chose tant qu’elle ne peut pas la partager avec son enfant.
The Handmaid’s Tale revient le 8 avril avec trois épisodes inédits. Ils sont désormais diffusés sur Canal+, suite au rachat du bouquet de chaîne par la filiale de Vivendi. Ensuite, il faudra compter sur un épisode par semaine jusqu’à la conclusion sept semaines plus tard. C’est donc la dernière ligne droite pour June.
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