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Brompton trip : partir à l’aventure avec un vélo pliable, c’est possible avec le G-Line

Comment transformer un week-end a priori banal en une aventure à vélo inoubliable ? Réponse : avec un Brompton G-Line, des routes tranquilles, et une bonne dose de curiosité. Voici le récit de mon week-end entre Paris et Orléans.

Un vélo pliable, un brouillard persistant et des chaussettes en guise de gants… Mon week-end gravel a été tout sauf ordinaire. Et j’en ai profité pour répondre à une question qui me taraudait : pour sa première incursion dans le monde du Gravel, Brompton a-t-il vu juste ? Pour en avoir le coeur net, j’ai enfourché le nouveau G-Line pour un Paris-Orléans-Paris le temps d’un week-end de décembre.

Jour 1 : départ en douceur, cap sur Orléans

Tout commence Gare d’Austerlitz, un vendredi en milieu d’après-midi. Le Brompton G-Line plié à mes pieds, je me fonds dans la foule des voyageurs, prêts à décompresser de leur semaine de travail. Je voyage léger : le vélo pliant, un sac de voyage ad hoc accroché à l’avant avec dedans une tenue de rechange pour le soir et un casque pour la sécurité. J’ai rapidement regardé la météo de ce week-end de décembre tout en évaluant les distances que je pourrais parcourir en deux jours. Je cherche aussi un parcours assez plat car je crains un peu les petites roues du Brompton dans les côtes. Un choix éclairé comme je pourrai le constater plus tard. Tous ces paramètres pris en compte me font choisir Orléans comme point de départ avec comme objectif le retour à la maison à Paris dimanche dans l’après-midi.

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Entre temps, j’espère bien tester ce premier modèle gravel signé Brompton sur des sentiers. Mais le premier point fort de ce G-Line est sa compacité. Contrairement à d’autres modèles de gravel plus imposants, celui-ci s’invite dans le train Intercités sans créer de remous. Pas besoin de réserver une place vélo, il me suffit de le replier et de le garder à mes pieds sur une plateforme le temps du trajet qui dure 1 heure, qu’à la gare des Aubrais. Arrivée une heure plus tard, le Brompton G-Line s’ouvre en quelques gestes. Une fois en selle, je réalise immédiatement ce qui fait son attrait : maniabilité, légèreté et, surtout, polyvalence. Il me permet de rejoindre le centre d’Orléans rapidement et facilement. Après une brève balade dans les ruelles historiques, je rejoins mon hôtel pour recharger les batteries… les miennes, car je n’ai pas opté pour la version électrique de ce modèle. L’aventure, c’est l’aventure !

Jour 2 : d’Orléans à Étampes, un parcours entre forêts et villages

Le vélo a dormi bien sagement à mes côtés. Aucune remarque à mon arrivée à l’hôtel, le vélo plié n’est pas considéré comme une nuisance mais comme un bagage comme un autre. Après un bon petit-déjeuner pour affronter le froid qui s’annonce, je quitte Orléans au lever du jour… et dans une purée de pois. Spoiler : le brouillard ne me quittera jamais vraiment de la journée.
Mauvaise surprise aussi, je m’aperçois que j’ai laissé mes gants bien au chaud chez moi. Ce sera la paire de chaussettes de rechange qui protégera mes mains pendant cette escapade. Surprise : ça fonctionne plutôt bien malgré les 2 degrés de températures et l’humidité ambiante.

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Fini les petites rues du centre d’Orléans, le vrai voyage commence. J’ai créé une trace GPX que j’ai transféré sur la Garmin Fenix 8 qui m’accompagne, je n’ai donc plus qu’à suivre les indications affichées sur la cartographie de la montre, me faisant passer par les petites routes de campagne en direction d’Étampes.

Le Brompton G-Line équipé de pneus plus larges assure une stabilité impeccable, y compris lorsque je rencontre des nids de poules. J’avais dans l’idée de prendre d’emblée de bon matin quelques sentiers en forêt afin de tester la bête dans des chemins un peu boueux et caillouteux mais les panneaux d’indication de chasse en cours et les nombreux bruits de tirs entendus me font renoncer pour le moment. Dommage mais avec une visibilité très limitée en raison du brouillard très présent, je n’ai pas envie de risquer ma vie bêtement.

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Les paysages se succèdent : champs à perte de vue, forêts et villages endormis se succèdent. Au détour d’une commune croisée, je bifurque sur un petit chemin de graviers. Rien de très engagé mais cela me permet de tester un peu l’aspect gravel du G-Line. Le Brompton semble trouver sa place partout, que ce soit sur un sentier sinueux ou une route départementale. Sa transmission à plusieurs vitesses est fluide, me permettant de moduler facilement mon effort. J’aurais aimé une ou deux vitesses de plus pour pouvoir rouler un tantinet plus vite sur les longues portions droites et plates mais, somme toute, le vélo est très agréable.

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Vers midi, je fais une pause dans un village. On y annonce un petit restaurant de plats faits maison. Parfait pour se réchauffer après 3 heures à rouler dans un froid (3-4 degrés au mieux) bien humide. Pas de chance : je découvre une fermeture exceptionnelle juste ce week-end-là. Je dois me rabattre sur la seule boulangerie du coin, qui offre – chance ! – la possibilité de manger sur place. En revanche, elle ne propose pas de plat chaud à mon grand désespoir. Ce sera un café bien chaud et très allongé doublé d’un sandwich. J’ai simplement posé le Brompton devant la boulangerie et les curieux s’arrêtent pour admirer ce petit vélo qui ne paie pas de mine mais suscite l’envie. « C’est du solide, ça ? », me demande un habitant du coin, qui me voit m’affairer à glisser une (ou deux) chocolatine dans la sacoche du vélo. Je lui confirme que, bien que petit, le G-Line est costaud avec sa structure robuste et son système de pliage ultra-rôdé. À chaque manipulation, changement de vitesse, coup de pédale, on sent la qualité de l’appareil. Certes, Brompton est cher mais sa fabrication minutieuse et la qualité des matériaux choisis justifient, au moins en partie, ce positionnement haut-de-gamme.

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L’après-midi, une portion plus technique avec des bosses répétées met le G-Line à l’épreuve. Avant de m’y engager, je repense à ma pause au café : cette parenthèse chaleureuse contraste avec le défi qui m’attend. Sur ces passages sinueux et caillouteux, chaque coup de pédale devient un défi. Verdict : le G-Line s’en tire très bien, même sur terrain accidenté. En fin de journée, bien fatiguée et après 70 kilomètres, j’atteins Étampes. La douche chaude, un bon repas et une bonne nuit de sommeil ne seront pas de trop.

Jour 3 : retour vers Paris… ou presque

Pour cette deuxième journée à vélo, je m’élance sur une route vallonnée en ligne quasi droite vers Paris. Nouveau jour mais pas nouvelle météo hélas : ce sera encore du brouillard au programme. Je n’avais pas regardé de trop près le parcours mais de belles montées m’attendent sur le trajet. Je vais être honnête : c’est une purge de se faire de longues côtes avec un vélo doté de roues de 20 pouces et 8 vitesses. Disons qu’il faut s’armer de patience. La version électrique du G-Line aurait été appréciée sur cette portion. Heureusement, les poignées ergonomiques et la selle confortable épargnent un peu mes muscles fatigués. Chaque montée me paraissait interminable, mais le plaisir de redescendre dans un silence feutré valait tous les efforts.

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Les kilomètres défilent. Je profite des derniers instants en pleine campagne pour m’arrêter dans un petit village en milieu de matinée afin d’acheter quelques victuailles locales. L’épicerie où je m’arrête fait aussi déguster quelques huîtres : voilà une belle pause avant d’entrer dans ce que, je sais, sera moins sympa : l’approche de Paris. Vues beaucoup moins charmantes sur des usines, du béton, des panneaux géants de promo pour des fast food et des routes archi utilisées à longer sans en voir le bout. Certes, le Brompton s’en sort très bien quels que soient les types de terrain mais le moral finit quand même par en prendre un coup. Arrivé à Massy-Palaiseau vers 12-13h après environ 50 kilomètres, il est temps de plier bagage. Au sens propre. Et c’est aussi là tout l’intérêt du G-Line : je n’ai pas de question à me poser sur la possibilité ou la praticité d’embarquer mon vélo dans le prochain RER B direction Gare du Nord. Quelques secondes suffisent pour compacter le vélo, lui faire passer les bornes de validation (option poussettes quand même) et m’engouffrer dans un wagon.

Bilan d’un week-end gravel en Brompton G-Line

Quel bilan de ce week-end d’aventure ? Indéniablement, le Brompton G-Line a redéfini ma vision du vélo gravel et des escapades express par la simplicité de tout le processus. La modularité, le confort et la performance du vélo en font un allié idéal pour des sorties en itinérances improvisées. Que ce soit en ville ou sur des chemins isolés, il a répondu à toutes mes attentes. Le fait qu’il n’y a pas besoin de s’inquiéter s’il y aura de la place dans un train ou comment démonter et empaqueter mon vélo sans galérer ni me salir pèse aussi dans la balance. Une chose est sûre : ce n’était que la première d’une longue série d’aventures.

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