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Un calamar géant terrorise Netflix depuis des semaines et on n’est pas convaincus

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Below est un phénomène sur Netflix. Sortie le 8 octobre dernier, la série totalise quasiment 46 millions de vues, alors forcément, on s’est laissé tenter. Par amour du poulpe (c’en est pas un, on sait).

Bienvenue dans notre petit rendez-vous hebdomadaire où vous nous accompagnez à la découverte d’un film ou d’une série qui cartonne sur les plateformes de streaming. Parce que oui, il nous arrive parfois de simplement poser nos fesses sur le canapé pour rattraper ce qu’on aurait loupé. Et ça rime en plus. Et là, on plonge bien loin dans le catalogue de Netflix puisqu’on s’intéresse à une série qui est sortie le 8 octobre dernier. Pourquoi si loin ? Parce qu’elle continue de cartonner avec 46 millions de visionnages, faisant d’elle la cinquième série la plus regardée de l’année 2026 sur le service de SVoD. Vous l’aurez deviné, on va parler de Below.

Un calamar géant terrorise Netflix depuis des semaines et on n'est pas convaincus
© Netflix

Below, c’est à la fois une série horrifique, ou presque, mais également le retour au premier plan d’un acteur qu’on aime bien en la personne de Josh Hartnett. Que voulez-vous, un calamar géant s’attaquant au héros de The Faculty, ça nous rappelle forcément des souvenirs (regardez The Faculty). Et puis il y a Charlie Heaton se cherchant une carrière après Stranger Things.

L’histoire de Below

Dans une petite bourgade côtière au Canada, une communauté de pêcheurs lutte pour survivre face à d’énormes difficultés économiques. Un mode de vie que Calvin Penney tente à tout prix de préserver avec l’un de ses fils, alors que le reste de la famille débarque pour leur rendre visite.

Bon, tout ceci serait bien ennuyeux si un calamar géant énervé n’avait pas établi son territoire dans la zone et décidé de s’attaquer à tout ce qui pouvait se trouver à portée de tentacules. La routine quoi.

Pourquoi c’est beaucoup trop long pour ce que c’est

On vous voit venir. Une petite ville d’une centaine d’habitants perdue au large, des phénomènes mystérieux, est-ce qu’on ne serait pas dans un remake netflixien de l’excellente Widow’s Bay ? Sur le papier, on pourrait le penser, mais en réalité, les deux séries n’ont qu’une vague ressemblance promotionnelle (peut-être volontaire, pour le coup). Déjà, le laps de temps très court entre les deux shows empêche l’accusation de plagiat. Ensuite, Below n’a absolument pas le second degré de la production Apple TV. Ici, on n’est pas là pour rigoler. Il y a un calamar géant qui tue les gens, bordel !

Un calamar géant terrorise Netflix depuis des semaines et on n'est pas convaincus
© Netflix

Bon, le sujet de Below n’est pas drôle, certes. Par contre, la narration, elle, est une vaste blague. Six épisodes d’une quarantaine de minutes maximum, cela peut paraître peu gourmand en comparaison de la norme Netflix qui nous a habitués à huit épisodes de cinquante minutes pour tout et n’importe quoi. Pourtant, c’est déjà bien trop long. Tout simplement parce qu’au-delà de son postulat de base, très intéressant au demeurant (on vous rappelle qu’on parle de Calamar géant), Below n’a pas de quoi tenir plus de 90 minutes.

Tout commence pourtant si bien. On a une force menaçante, des personnages à haut potentiel d’attachement et une belle scène gore en guise d’apéritif. D’ailleurs, on n’enlèvera pas à Below un certain cachet visuel entre cette île au milieu de nulle part, son iceberg et les phases d’attaque du Céphalopode. La photographie est soignée et les acteurs investis. Franchement, on tenait peut-être un très bon film ! Quand Below le veut, elle est impressionnante !

Un calamar géant terrorise Netflix depuis des semaines et on n'est pas convaincus
© Netflix

Sauf que Below ne sait absolument pas quoi raconter d’autre et s’oblige à ajouter des couches d’intrigue encore et encore. Ce n’est pas la première série à faire du remplissage, mais là il faut avouer que là, c’est particulièrement mal agencé puisque ces bouts de ficelle sont étonnamment visibles. On va passer d’une intrigue à une autre, parfois le temps d’un épisode, et on n’en entendra plus jamais parler par la suite, comme s’il fallait rapidement avancer avant que le spectateur se rende compte qu’un truc cloche.

Et ce n’est pas comme si tous les éléments étaient installés depuis le début. Non, là on va avoir droit à de nouvelles directions scénaristiques jusqu’au dernier épisode. Comme si la série était écrite au fur et à mesure du tournage. De nouveaux personnages font leur apparition cinq minutes avant la fin, prennent le devant de la scène et passent la main à un autre. Le résultat est inutilement alambiqué pour un plot qui ne demandait qu’à s’exprimer dans sa forme la plus pure. Le pire, c’est que notre ami Paul le poulpe en devient complètement tertiaire. On a 67 nouveaux méchants qui, eux, peuvent parler. Tout ce potentiel gâché, on préfère encore retourner en salles pour voir Englouti.

On mate pendant trois épisodes et on arrête. 

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