Les réactions ont été vives après l’annonce de l’augmentation des droits de douanes aux États-Unis. La mesure avait été brandie par Donald Trump comme une menace à peine voilée face au reste du monde, Asie et Europe en ligne de mire. Elle vient d’être officiellement annoncée.
Qu’est-ce qui va changer en France ?
Les droits de douane annoncés par Donald Trump visent directement les exportations européennes, avec un taux de 20 % appliqué aux produits en provenance du vieux continent. Pour la France, ces mesures touchent particulièrement les boissons alcoolisées. Selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), ces taxes pourraient entraîner une chute de 20 % des ventes aux États-Unis, soit une perte estimée à 800 millions d’euros pour le secteur.
La France ne brille pas que pour ses bonnes bouteilles, et l’impact pourrait ne pas s’arrêter là. L’industrie aéronautique, les produits pharmaceutiques et les biens de luxe, qui représentent une part importante des exportations vers les États-Unis, risquent également d’être affectés. En 2024, les exportations françaises vers ce marché stratégique s’élevaient à près de 38 milliards d’euros. C’est donc un pilier essentiel de l’économie nationale qui est menacé.
Des conséquences économiques majeures
Ces droits de douane risquent d’aggraver un contexte déjà difficile pour certaines filières. Le secteur viticole français subit déjà les effets combinés d’une demande chinoise affaiblie et d’une concurrence accrue sur le marché mondial. Les producteurs de Cognac et d’Armagnac, très dépendants du marché américain, craignent des cessations d’activité en chaîne dans des régions comme la Charente. Au-delà des pertes directes, ces mesures pourraient aussi avoir des répercussions sur l’emploi en France.
Face à cette offensive protectionniste, Emmanuel Macron a convoqué ce jeudi une réunion avec les représentants des secteurs touchés pour définir une stratégie de crise. L’objectif est double : évaluer l’impact économique et coordonner une réponse au niveau européen. L’Union européenne prévoit déjà une riposte. Parmi les options envisagées, on retrouve des taxes ciblées sur les services numériques américains ou sur certains produits emblématiques comme le bourbon ou les motos Harley-Davidson. Reste que la France et ses partenaires européens cherchent à éviter une escalade qui pourrait pénaliser davantage leurs économies.
Quelles solutions ?
Pour atténuer les effets de ces taxes, plusieurs pistes sont explorées. Les entreprises françaises pourraient chercher à diversifier leurs marchés en se tournant vers l’Asie ou d’autres régions moins exposées aux tensions commerciales avec les États-Unis. La Commission européenne envisage aussi de soutenir financièrement les secteurs les plus touchés par ces mesures grâce à des fonds dédiés au commerce international.
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