Pour certains, il était l’intrépide Madmartigan, pour d’autres, il est Iceman dans le classique des années 80 Top Gun. Val Kilmer est mort ce mardi 1er avril à l’âge de 65 ans. C’est sa fille Mercedes Kilmer qui l’a annoncé, précisant qu’il souffrait d’une pneumonie.
L’acteur avait été diagnostiqué d’un cancer de la gorge en 2014, mais s’était rétabli. Il était apparu dans Top Gun : Maverick en 2022, portant encore les stigmates de cette maladie. Il avait perdu partiellement l’usage de sa voix. Il s’agit de sa dernière apparition devant les caméras.
Une carrière de haut vol
Né le 31 décembre 1959 à Los Angeles, il a grandi dans le quartier de Chatsworth. À 17 ans, il postule pour intégrer la mythique Julliard School de New York et devient l’un des plus jeunes étudiants du programme d’art dramatique. C’est là qu’il expérimente l’art de la scène et du spectacle avant de faire ses débuts à Broadway en 1983 dans The Slab Boys par John Byrne avec Sean Penn et Kevin Bacon.
C’est néanmoins en 1986 que sa carrière prend un tournant, comme Tony Scott lui confie un rôle dans son premier blockbuster. Face à Tom Cruise, il prête ses traits à l’arrogant rival de Maverick : Iceman. Ce rôle dans Top Gun marque les débuts d’une carrière singulière pour Kilmer. Plus tard, il croise Robert De Niro et Al Pacino dans le film de braquage Heat en 1995, campe Jim Morrison dans The Doors par Oliver Stone en 1991. Mais deux rôles ont particulièrement marqué sa carrière et plus largement la culture populaire.
Madmartigan
Une idée trotte dans la tête de George Lucas depuis les années 70. Le papa de Star Wars veut faire naître un univers de fantasy, genre qui a encore du mal à s’imposer au cinéma. Il approche alors Ron Howard pour mettre en scène l’histoire d’un jeune Nelwyn qui recueille une princesse appelée à détrôner l’horrible régente Bavmorda.
Warwick Davis se voit confier le rôle principal et un compagnon de voyage intrépide : Madmartigan. Val Kilmer crève l’écran, il est charismatique et facétieux. Si le film ne rencontre pas un succès critique et commercial, Willow est devenu un objet nostalgique pour des générations de spectateurs biberonnés aux ouvrages célèbres comme Le Seigneur des Anneaux ou Le Monde de Narnia. Sorti trop tôt, avant que Peter Jackson ne mette ces écritures de l’imaginaire au centre des préoccupations de l’industrie hollywoodienne, Willow offre à Kilmer l’opportunité de devenir une nouvelle fois une icône.
Il est une évidence dans ce rôle, qu’il devait reprendre pour la série Willow avant que son fils ne fasse une brève apparition vocale pour conclure la première saison, ces problèmes de santé l’empêchant de revenir tout à fait.
Batman, pour toujours
En 1995, il est invité à enfiler le costume de Batman chez Joël Schumacher. Il donne la réplique à Tommy Lee Jones et Jim Carrey dans ce qui sera l’une des adaptations des aventures du chevalier noir les moins appréciées du public. Si sa performance n’est pas particulièrement pointée du doigt, beaucoup s’accorde à dire qu’l fait un bon Batman, l’approche de Schumacher tranche radicalement avec celle de Burton et son esthétique gothique et ne plait pas.
Plus tard, il sera révélé que le tournage était particulièrement tendu. Joel Schumacher confiera en 2019, que son film “a pâti du comportement de deux de ses comédiens principaux, Val Kilmer et Tommy Lee Jones. Kilmer était excessivement tatillon et capricieux”. Kilmer passera le relais en 1997 pour Batman et Robin, offrant à George Clooney l’opportunité de se frotter au personnage imaginé par Bob Kane et Bill Finger.
En 2022, l’icône rebelle se voit consacrer un film documentaire par Leo Scott et Ting Poo. Au travers d’images d’archive, Val dressait un portrait sans concession de l’artiste qu’Entertainment Weekly qualifiait en 1996 d’homme “que Hollywood aime détester”.
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